Verdopple SpieleJe ne tiens pas à toi.*------------------------------------------------------Pourtant, je t'appartiens Tom.**Verdopple SpieleOn la nomme Joe. Et il y a Moi.

Verdopple SpieleJe ne tiens pas à toi.*------------------------------------------------------Pourtant, je t'appartiens Tom.**Verdopple SpieleOn la nomme Joe. Et il y a Moi.


L'Amour. Avec un grand A.
Ce mot sonnait tellement faux sur Moi.


------------------------------------------------------------------------------------------------------------Doubles Jeux

<< Perdre le contrôle de soi. Sentir son corps glisser entre ses doigts. Laisser s'égarer nos pensées sans notre permission.
Subir ce que l'on a fait subir aux femmes. Et rester là, abrutis, sans que l'on puisse y changer quelque chose. C'est dur.
Mais si c'est le prix à payer pour qu'elle m'appartienne ... Alors allez-y, je suis à vous.
>>


_____________________________________________________

Une histoire d'amour aux séquences irrégulières.

C'est la première fois que je me lance dans l'écriture d'une histoire de ce genre.
Et j'ai peur. Peur de m'arrêter au beau milieu de ce récit.
Pour tout vous avouer, je m'étais promis de ne rien mettre en ligne
jusqu'à ce que cette histoire soit achevée.
Et voilà quelques mois que j'ai commencée à l'écrire,
je n'ai fait que mon prologue et 2 chapitres.
J'ai besoin de quelque chose pour m'obliger à avancer
sans pour autant bâcler les mots. Peut-être est-ce la solution.

Je m'excuse à l'avance pour l'attente des chapitres suivants,
et j'espère seulement que cela ne freinera pas votre lecture.


_____________________________________________________


En espérant vous transmettre chaque fragments d'émotion
de ces personnages, je vous souhaite une

Bonne lecture



Je m'améliorerais de vos mots.
------------------------------Merci




Oui.L'Amour. Avec un grand A.
Ce mot sonnait tellement faux sur Moi.


Jusqu'à ce que ...

# Posté le samedi 11 octobre 2008 09:32

Modifié le mardi 04 août 2009 17:47

_________________________Il y a de la fiction dans l'espace entre_____Toi et la réalité_____________________________________Tu feras et diras n'importe quoi________________________________________________________Pour que ton quotidien___________________________________________________________________________Semble moins mondainTracy Chapman

_________________________Il y a de la fiction dans l'espace entre_____Toi et la réalité_____________________________________Tu feras et diras n'importe quoi________________________________________________________Pour que ton quotidien___________________________________________________________________________Semble moins mondainTracy Chapman
Qui veut-être prévenue _____?



# Posté le samedi 24 janvier 2009 05:10

Modifié le mardi 04 août 2009 17:47

Verdopple Spiele------------------PrologueVerdopple SpieleJe ne voulais pas être ce que je suis. Je ne sais pas, j'ai dû me perdre en chemin. Tu était là et c'est alors que tu n'as plus voulu me lâcher.Ou peut-être que ... c'est moi qui te tiens toujours.

Verdopple Spiele------------------PrologueVerdopple SpieleJe ne voulais pas être ce que je suis. Je ne sais pas, j'ai dû me perdre en chemin. Tu était là et c'est alors que tu n'as plus voulu me lâcher.Ou peut-être que ... c'est moi qui te tiens toujours.
LISTEN----------LISTEN


Doubles Jeux


Samedi 18 Septembre 2008.

Nous jouons tous à un jeux, idiot ou pas. Aussi, nous sommes inconscient des répercutions que ce jeu aura sur notre petite personne ou sur une autre. Mais à quoi bon jouer si il n'y avait pas, ne serait-ce qu'un petit risque ? Le plaisir de voir jusqu'où on peut aller. Avec elle ? Très loin. Peut-être trop, mais qu'importe. Les gens ne savent pas ce qu'est le bonheur. Mais Nous, on l'a trouvé. Le plaisir de gagner. Gagner pour jouer. Jouer pour gagner. C'est ce qui nous motive tous quel que soit le jeu. La récompense. Au début ce n'était rien de très intéressant. Puis au fil des semaines, des mois, c'est devenu beaucoup plus. Sachez tous, qu'un jeu peut en cacher un autre. Bien plus angoissant. Bien plus attirant. Bien plus dangereux. Bien plus ... . Et à ce jeu là, il FAUT gagner. Au risque d'en souffrir. Mourir.
Quand on est lancé, plus rien ne peu vous arrêter. Vous devenez fou. Accro. Dépendant. Prêt à tout pour réussir. JE suis complètement fou, accro, dépendant, ... d'elle. Et je sais qu'elle l'est aussi de moi. Elle ne pense plus qu'à moi. Elle n'a d'yeux que pour moi. Moi, Moi, Moi et toujours Moi. Je suis Moi pour Elle.
Personne n'y est à l'abri car ce n'est pas vous qui décidez d'entrer dans le jeu. C'est le jeu qui décide qui DOIT y entrer. Je ne voulais pas m'y aventurer, non, jamais ! Mais il n'y a pas d'échappatoire ni pour vous, ni pour moi, ni pour elle.
C'est le destin qui décrètera quand vous aurez gagner. SI vous gagnez. Une seule et unique petite chance. Ne pas la gâcher.
N'oubliez jamais, qu'une fois que vous êtes dans l'engrenage, Mon Dieu qu'est ce que c'est bon. Merde.

Défier le destin. Voilà ce que nous faisons. Risqué me diriez-vous. Oui mais beaucoup plus excitant. Nous. Pauvres gamins n'ayant pas encore assez goûter au plaisir de s'aimer. De languir. J'ai perdu au premier jeu. Sanction. Je ne sais pas quand ? Comment ? Où ? Avec qui ? Et si elle va revenir. Elle joue avec mes nerfs. Et vous savez quoi ? Ca me rend complètement dingue. Moins elle est prês de moi, plus j'en suis fou. Je la désire. Je la veux. Elle est à Moi. Maladif du sentiment le plus convoité de tous. Celui que tout le monde souhaite ressentir un jour. Ils le réclament. C'est l'amour.
Utiliser les règles du premier jeu pour jouer au deuxième.
C'est ce que j'ai appeler " Voler pour Aimer ".

On nous a toujours dit de ne pas joué avec l'amour.
Esprit contradictoire.

Et c'est 2 ans plus tôt. Jour pour jour. Que tout a commencer ...




J'

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 16:31

Modifié le mardi 04 août 2009 17:55

Verdopple SpieleWilliam Henley a dit -------------------------------------- "Je suis le maître de mon destin. Je suis le capitaine de mon âme"Verdopple Spiele

Verdopple SpieleWilliam Henley a dit -------------------------------------- "Je suis le maître de mon destin. Je suis le capitaine de mon âme"Verdopple Spiele
LISTEN----------LISTEN


Samedi 18 Septembre 2006. 15h30.

Une rue bondée. Les terrasses de café pleines. Les gens profitent des derniers rayons. D'une dernière chaleur. Les gens rient. Les gens parlent. Les gens courent. Les gens pressés. ... . Et il y a lui. Il marche, mains dans les poches, tête baissée, les épaules crispées. Perdu dans la foule. Baigné dans l'appréhension. Personne ne doit le reconnaître.
Tout est allé si vite ces derniers mois. Besoin de souffler. De s'arrêter un peu. Dormir, lambiner, composer, ... et sortir seul prendre l'air. Se rendre compte de la vie en dehors de leur monde. Camouflé mais pas trop. Personne ne le remarque quand il est dans le parc. Va savoir pourquoi.

Parc Anastasia. Il s'arrête, s'ouvrant à la verdure qui s'offre à lui. Son corps raidi se relâche lentement. C'est ici, comme la dernière fois, qu'il va s'adonner à son jeu préféré. Car c'est un jeu pour lui. Malgré que les personnes avec qui il joue, elles, sont beaucoup moins amusées. Qu'importe puisqu'il s'en contre fiche de la peine qu'il peut causer. Oh il n'est pas avide d'argent, non ce n'est pas ce qui l'attire. A vrai dire, je crois qu'il aime simplement profiter de ces jolies filles naïves et trop pleine d'amour en espérant tout au fond de lui, sans qu'il n'en soit vraiment conscient, que l'une d'elle saura lui donner du fil a retordre. Après tout Monsieur peut se permettre quelques petites folies non ? Voler - Baiser. Baiser - Voler.

Comment quelqu'un comme lui peut-il voler ? Il a tellement de choses à cacher. Tu crois le connaître, mais tu ignores les trois quart de ce qu'il est. Notamment son nom, mais chaque choses en son temps. Voler. Oui mais subtilement. Car quoi qu'il advienne, il restera un gentleman avant tout. Le Don Juan de ces demoiselles et non pas un vulgaire voleur de pacotille qui plus est, voyou.
Il respire profondément puis reprend sa marche, le menton relevé cette fois-ci. On pourrait presque le discerner. Un glacier, de jolies filles. Facile et très amusant. Il se glisse dans la file derrière une grande blonde élancée qu'il fait mine de bousculer involontairement. Celle-ci se retourne interpellée.


- Oh excusez moi. Je suis vraiment maladroit. Je ne vous ai pas fait mal j'espère, demanda-t-il confu en ôtant ses lunettes de soleil.
- Et bien ... je crois que non. Mais une présentation s'impose. Emma, lui répond-elle tout sourire en lui tendant la main.



Bien sur qu'elle l'avait reconnue et c'est ce qu'il souhaitait. Il n'a maintenant plus qu'à reproduire les mêmes gestes que d'habitude : Engager la conversation, attirer toute l'attention de la jeune fille sur lui, faire semblant d'être intéressé et concentré sur ce qu'elle dit et fait, glisser habilement la main dans son sac et en retirer le porte-feuille aussi vite et naturellement que possible, le tout en moins de 2 minutes et le tour est joué. C'est tellement simple pour lui. Enfin ... généralement. A peine a-t-il enfoui le porte-feuille dans sa poche qu'une petite brune étourdie lui rentre dedans.


- Oups pardon, je ne vous avais pas vu, s'excuse t-elle.
- Mais il n'y a pas de mal. En faite vous êtes la deuxième jolie fille à qui je me cogne aujourd'hui, il remet ses lunettes avant de lui faire un petit sourire en coin sans même avoir prêté une totale attention à son minois.
- Que voulez-vous mademoiselle ? , coupa le glacier en questionnant Emma.
- Deux boules de fraises s'il vous plait.
- Alors espérons que la troisième soit aussi jolie. Oh et si vous me cherchez, je suis au café d'en face, rétorqua la petite brune avant de repartir par là où elle était arrivée.



Il cru d'abord qu'elle lui faisait une proposition, qu'il n'aurait bien sûr pas refusé, jusqu'à ce que ...


- Tiens, c'est bizarre. Je croyais pourtant avoir pris de l'argent, s'exclama Emma tout en farfouillant dans son sac.


Soudain, il s'aperçu que ses poches paraissaient beaucoup plus allégées qu'à son arrivé. Bingo, non seulement il n'avait plus le porte-feuille de celle qu'il avait délesté mais le sien avait disparu avec. Volé. Il a été volé. Lui. Pris à son propre jeux. Et par une fille en plus.


''Merde''


Il tâta une dernière fois son jean puis sortit de la file, direction le café où l'attendait la petite brune qui l'avait détroussée. Mais une silhouette se posta devant lui, barrant sa route. Emma. Elle passa sa main dans ses jolis cheveux miel et balbutia.


- On pourrait peut-être ... enfin si tu veux, aller faire un tour toi et moi. Hum. Je euh ... c'est toi qui vois.


Ses joues rosirent et ses yeux supplièrent le jeune homme en face d'elle. Elle était exactement le genre de fille avec qui il aimait passer la journée puis la soirée ... Surtout la soirée. Mais pas aujourd'hui. Il voulait simplement récupérer ce qui lui appartenait.


- Désolé beauté mais je n'ai pas vraiment le temps là.
- Oh ... un autre jour alors, reprit-elle avec espoir.



Il rabaissa ses lunettes et lui fit un clin d'½il pour seule réponse. Les mains dans les poches, il contourna la jolie blonde. Elle croyait que c'était ''oui''. Lui, savait que c'était ''non''.
Elle était là, seule à une table. Elle fixait la fontaine. Ses jambes contre sa poitrine. Ses doigts caressant son genou à travers un jean troué. Comme lui elle portait des lunettes de soleil. Et comme lui elle arborait un pull, alors qu'il ne devait pas faire loin des 28°C. Une chaleur rare en ce mois de Septembre, ici, en Allemagne. Il prit une chaise, s'installa à ses côtés et croisa ses jambes. Elle tourna la tête. Il se lança.


''Vous m'avez bien eu''


Elle lui souri. Il continua.


- T...
- Tomas Kaulitz Trümper, 17 ans, célèbre guitariste des Tokio Hotel, l'interrompit-elle en chuchotant ces mots à son oreille. Je vous ai reconnu, elle poursuivit plus fort.
- Tom pour les intimes, rajouta-t-il après quelques secondes de réflexion.



Démasqué. Oui c'est bien moi, le séduisant, le merveilleux et le resquilleur Tom Kaulitz, ayant eu la prétention de te parler de moi à la troisième personne. Et elle c'est ...


- Et en temps normal, vous êtes censé vous présenter, repris-je.
- ... . Justine Fästen, 17 ans. Mais appelez moi Joe, tout le monde m'appelle Joe.



Je crois l'avoir un peu trop dévisagée, car malgré l'attention qu'elle me portait depuis plusieurs minutes, elle tenta l'insensibilité de chaque gestes qui me rendaient toujours plus séduisant. Oh tu peux faire semblant de m'ignorer ma belle mais je sais que je ne te suis pas indifférent. Trahie par tes mots et par l'habilité de tes doigts qui, par le biais de mon imprudence, ont parvenu à me faire les poches. Allons Joe, si tu ne t'intéressais pas à moi, je ne serais pas là.

Elle posa alors ses yeux, voilés par des verres sombres sur moi et entrouvrit ses lèvres sans laissé échapper un son. Puis, pour je ne sais quelle raison, son visage s'adoucit abandonnant le malaise qui l'avait envahie. A croire qu'elle m'avait entendue penser.
Elle reprit.


- Si vous ne faites pas ça pour l'argent, alors pourquoi volez-vous ?
- Je devrais probablement vous étonner en vous confiant que mon seul but est l'argent, lui répondis-je du tac au tac.



Ce qui, bien entendu, était totalement faux.
Je laissai un calme gênant s'installer derrière ma réponse. Me balançai sur ma chaise, jouant ma langue avec mon piercing. Fier. Mes yeux se posèrent alors sur elle, sur un visage neutre me dévisageant derrière des lunettes. L'intimider, je crois avoir voulu l'intimider. Sans succès.


- C'est la routine qui vous a poussée à voler. Non ? Avoir la fille et ce qui lui appartient. Risqué mais excitant.



Ne l'aurais-je pas sous-estimée ?


- Et vous ? Lui demandais-je, évitant ainsi de parler plus longtemps de moi.
- J'ai toujours eu la main chapardeuse, m'assura-t-elle d'un sourire enfantin.



Ce fut là les derniers mots que nous nous sommes échangés. J'avais détourné la tête pas plus de 3 secondes, le temps de vérifier d'où provenaient les cris stridents d'un bambin capricieux, et elle avait disparue. Étonné, je balayai la foule du regard, sans la retrouver bien entendu. Mais à ce moment là j'étais sûr, non, je savais que je la reverrais. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'avais mon porte-feuille et ses clés.

Oui. Tom Kaulitz gagne toujours.

FAUX









Ne vous fiez pas à ce premier chapitre.
Et s'il vous plaît, laissez-moi le bénéfice du doute.
Attendez au moins le prochain chapitre avant de coller une étiquette à cette histoire,
les apparences sont parfois trompeuses ...
J'espère que vous l'aurez quand même appréciée,
j'ai mis beaucoup de temps à l'écrire.
Excusez moi s'il vous apparaît des fautes d'othographes et n'hésitez surtout pas à me le préciser.

Je m'améliorerais de vos mots
------------------------------------------Merci


J'

# Posté le samedi 31 janvier 2009 08:58

Modifié le mardi 04 août 2009 17:53

Verdopple SpieleLa Roche Foucauld a dit -------------------------------------- "On aime à deviner les autres, mais l'on aime pas à être deviné"Verdopple Spiele

Verdopple SpieleLa Roche Foucauld a dit -------------------------------------- "On aime à deviner les autres, mais l'on aime pas à être deviné"Verdopple Spiele
LISTEN----------LISTEN


Samedi 18 Septembre 2006. 17h16.

"Tu rentres tôt"

Une touffe noir fit apparition à l'encadrement de ma porte. Bill. Son corps vint reposer près du mien. Un fort besoin de ressentir ma présence. S'assurer que je m'en suis encore bel et bien tirer. ''Un jour, cette histoire finira mal'' pensait-il tout en essayant de s'en dissuader. Mais dans quelques secondes, l'appréhension prendrait le dessus. Je le sentais.


- Tu es imprudent et naïf Tom. On croirait voir un gamin insouciant qui ne sait pas différencier le bien du mal. Tu vols ces filles sans aucune reconnaissance pour ce qu'elles ont fait envers nous. Tu te mets tout seul en danger. Et bordel Tom, c'est connu, le bien l'emporte toujours sur le mal, ses mots étaient fermes et son allure dégageait la sagesse que je n'avais pas eu la chance de bénéficier.
- Et toi, tu regardes beaucoup trop la télévision, dis-je en me moquant gentiment de sa dernière phrase.



Il me lança cet éternel regard empli d'inquiétude et de colère. Il avait raison. Je suis inconscient. Persuadé que rien ne peux m'arriver, sûrement à cause de notre statut. Mais après tout je suis beau, riche et célèbre. Je suis donc intouchable non ?

Finalement, sachant pertinemment que mon entêté de frère ne pouvait pas m'en vouloir plus longtemps, je lui décochai un petit coup d'½il complice et le poussai hors du lit. Le poids plume de mon double chutant sur le parquet provoqua un énorme vacarme, et il riait aux éclats m'entraînant avec lui. Puis, comme la flamme d'une bougie périssant à même la mèche, l'écho de son rire sombra dans le silence.
Il se releva.


- C'est quoi ces clés ? Elles sont à qui ? , m'interrogea t-il un trousseau à la main.
- A une fille, répondis-je mine de rien.
- Tom ! ...
- C'est bon, t'inquiète pas pour elle.
- T'es chiant Tom.



Aussi insignifiant que cela puisse paraître, ce fut la première fois que mon frère entendit parler de toi, Joe. Et non plus la dernière.



Lundi 20 Septembre 2006. 15h42.

Tu étais assise à cette même table, à ce même café. Trop occupée à observer chaque passants pour me remarquer, moi, assis sur un banc, à seulement quelques mètres de toi. Je détaillais chacun de tes traits, ceux que tu ne m'avais pas laisser le temps de dépeindre la veille. Oui. J'épiais tes grands yeux d'ébènes à la fois sombres et éclatants contrastant avec la légère pâleur de ta peau, tes lèvres rosées dont tu joues maladroitement, tes cheveux bruns dépeignés bataillant avec le vent et tes formes qui n'auraient sans doute pas pu faire de toi un mannequin.
Une jolie fille invisible aux yeux du monde. Une jolie fille presque banale si elle ne dégageait pas le mystère et la complexité qu'elle possédait.
Je me pris soudain à penser que celui qui saurait l'approcher assez longtemps pour décrypter tout ses tréfonds aurait beaucoup de chance.

Ce que je ne savais pas, c'est que cet homme, c'était Moi

Cela faisait maintenant 30 minutes que je me plaisais à croire que je n'étais ici que par pure curiosité seulement. Tout en m'enfonçant toujours un peu plus sur ce banc inconfortable, je me dissimulai derrière un magasine qui, je le précise, n'est pas des plus intéressant. A moins d'être un grand fan d'une de ces revues à potins toujours plus gros et toujours plus faux. Pathétique.

Échapper tout les secrets, la vie de cet homme était à présent la sienne.

Soyez-en en sûr, nous volerons votre âme, dépouillerons vos souvenirs et détruirons vos rêves.

Elle se leva, sa longue chemise froissée par l'assise. Un regard tel que nul n'aurait pu imaginer une seule once de noirceur jaillissant de ce personnage. Son corps ne faisant croire que ce que les gens voulaient y voir. Si bien qu'aucun de ces piétons habituels, que ces employés de café, ni même la brise engouffrant son habit pour caresser sa peau ne savaient vraiment qui elle était. On l'appelle Joe, 17 ans c'est tout.
Alors dis moi, comment pouvaient-ils comprendre ce qu'elle s'apprêtait à faire ? Moi seul, placé aux premières loges pour voir ce pauvre homme candide ce faire dépouillé. Un spectacle que j'aimais moi-même reproduire sur les jeunes filles toutes plus crédules les unes que les autres. Finalement nous nous ressemblons peut-être un peu.

Votre pitié ne nous affecte pas. Priez. Nous sommes sans c½ur.

Sa démarche était fluide. Ses pieds épousant les pavés avec légèreté et son corps adoptait ses gestes avec douceur.
Alors que j'essayais de décoder chacun de ses mouvements, un groupe d'amis interrompit ma vision. Je ne la voyais plus. Fondue dans la masse, elle n'en ressortait pas. Je l'avais une fois de plus perdue. Merde.


''Je ne savais pas que vous aimiez la lecture''


Je sursautai du banc, surpris par son arrivée. Elle me sourit, amusée de l'effet qu'elle avait provoqué. Impassible, je repris rapidement mes esprits et mon assurance. Je ne rougissais jamais, je gardais toujours le contrôle ne laissant passer que des émotions illusoires ou maîtrisées, je dominais mes interlocuteurs et dressais chaque mots sortant de ma bouche, je n'étais sociable qu'avec ceux que j'estimais en valoir la peine. Et là seulement je pouvais devenir chaleureux. J'aimais intimider. Oui c'était cela, j'intimidais. Et malgré ça on m'adorait parfois plus que sa propre famille. Voilà, je restais maître de toute situation.
Alors je lui lançai un sourire furtif à mon tour.


- Je hais la lecture.
- Oh, voilà pourquoi vous tenez votre revue à l'envers, affirma-t-elle indiquant du nez la revue entre mes mains.
- Je vous le répète, je hais la lecture, insistai-je.



Elle se leva du banc face à moi, le visage neutre tout comme le mien. Les passants déambulaient entre nos deux corps sans prêter attention à la scène absurde qui se déroulait sous leurs yeux. Le temps semblait subitement ralentir. Nous étions deux inconnus immobilisés sur cette rue piétonne, plonger l'un dans l'autre, vide d'esprit. Oui c'était cela, absurde. Puis comme pris d'une pulsion soudaine, je resserrai de toutes mes forces la revue étouffant entre mes doigts et la lâchai au sol. Elle, toujours statique alors que je m'avançai avec conviction et m'arrêtai à quelques centimètres d'elle.
1 minute peut-être 2 pour qu'elle se ressaisisse et daigne reprendre la parole.


- Je n'ai pas l'habitude d'être observer. Je pourrais prendre peur.
- Vous pourriez, répondis-je machinalement.
- Seulement ?
- Seulement vous aimez le jeu et le risque, tout comme moi.
- De quel jeu parlez-vous ?, nos corps se frôlaient à présent. Un défi mutuel.
- Je vous l'ai dit, celui du risque.
- Dîtes moi, Monsieur Tom Kaulitz Trümper, volez-vous ... des âmes ? Avait-elle murmuré angélique au creux de mon oreille.



Pas si angélique que ça

Elle me l'avait posée. Nu. J'étais face à cette question, comme à découvert. Et c'était malgré moi qu'un frisson parcouru ma colonne vertébrale remontant jusqu'à ma nuque. Son visage séraphique me provoquait. A cet instant, ses yeux qui me paraissaient si ténébreux et pourtant si pures s'étaient assombris. Non ils n'étaient plus noirs, ils étaient pires. L'abysse.

Tu étais fascinante

Je lui avais parler du risque, mais voilà, à ce moment même elle était devenue mon risque et moi, le sien.


- Oui, soufflais-je.


Tu me souris satisfaite de ma réponse. En fait tu le savais déjà, tu attendais seulement le coup de feu annonçant le départ, celui qui allait enclencher la course. Vicieuse, tu jubilais de l'intérieur persuadé de me détruire très vite. Tu ne savais pas à qui tu avais à faire. Non seulement je volerais ton âme Joe, mais je prendrais ta liberté et ton c½ur. Je te piétinerais jusqu'à ton dernier souffle. Tu aimes les défis Joe, alors voyons si celui-ci te sera aussi divertissent.

Jouons, jusqu'à ce que mort s'en suive

Je suis prêt, prêt à te voir tomber.


- Vous êtes si perceptible.


Je ris. Tu ne comprends pas.


- En êtes vous bien sûr ? Lui répondis-je d'un sourire qui se voulait pernicieux.



Déstabilisée, elle se recula légèrement. J'avais semé le doute et je pus enfin percevoir une pointe d'anxiété dans ses pupilles redevenues à la normale. Je savais sa respiration se couper, elle ne l'avait pas voulu mais elle eu peur de moi. Cela n'avait durée qu'une demi-seconde, hors de question de ce démonter. Elle avait détourné les yeux comme pour s'assurer que le monde continuait bel et bien de tourner. Elle les posa sur la pendule à l'entrée du parc ''16h30'' et les leva au ciel, orageux.


- Nous reverrons-nous ? Me demanda t-elle.
- Je ne sais pas, je connaissais pourtant la réponse.
- Alors à demain.



Elle fila sans se retourner. Une goutte glissa dans mon cou. Nous avions attirés la pluie.

Cette pluie s'écrasait au sol Tom, la souffrance si émanait tel un poison.








Merci pour vos commentaires encourageants que vous m'avez laissé. =D
Personnellement je préfère de loin ce second chapitre au premier.
Un GRAND MERCI à l'auteur de How Can I qui m'a
proposer son aide pour corriger mes fautes.
Et je m'excuse d'avance pour l'attente du prochain chapitre qui
mettra encore plus de temps à arrivé pour des raisons scolaires et personnelles ...

Euh ... Petite parenthèse, j'ai été voir Twilight ... OH MON DIEU !
Je ne trouve même pas les mots pour décrire ce film. Incroyable.
Je peux juste dire que je suis complètement ailleurs depuis hier soir.

Hum, sinon j'ai comme l'impression d'oublier de vous dire quelque chose, mais quoi ? =S


Je m'améliorerais de vos mots
------------------------------------------Merci


J'

# Posté le lundi 09 février 2009 11:59

Modifié le mardi 04 août 2009 18:04